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	<title>Regards d&#039;ailleurs</title>
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	<description>Regards d&#039;ailleurs</description>
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		<title>ECCE HOMO</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 21:33:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hexagone en question]]></category>
		<category><![CDATA[Irrévérence]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le slogan &#171;&#160;mariage pour tous&#160;&#187; a révélé une incroyable intolérance et une dérive sectaire de la part d’un nombre très important de nos concitoyens. J’ai pourtant envie de dire à ce propos, en parodiant William Shakespeare : beaucoup de bruit pour rien ! Mais sur le fond, ce rien a été instrumentalisé par une partie [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b>Le slogan &laquo;&nbsp;mariage pour tous&nbsp;&raquo; a révélé une incroyable intolérance et une dérive sectaire de la part d’un nombre très important de nos concitoyens. J’ai pourtant envie de dire à ce propos, en parodiant William Shakespeare : beaucoup de bruit pour rien ! </b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Mais sur le fond, ce rien a été instrumentalisé par une partie de la droite la plus réactionnaire, afin de se positionner politiquement comme détentrice des valeurs de la France. </b></p>
<p style="text-align: justify;"><b>Trois arguments ont été principalement avancés. </b></p>
<p style="text-align: justify;"><b> </b></p>
<h1 style="text-align: justify;" align="center">La Tradition</h1>
<p style="text-align: justify;">Le mariage est sans nul doute une des plus vieilles organisations de la conjugalité et le couple est en effet une très ancienne composante de nos civilisations. Cependant, le dit mariage n’est absolument pas remis en question par la possibilité offerte à des couples Homos, d’officialiser leur union.</p>
<p style="text-align: justify;">Seule la définition sémantique du mot, mariage, se trouvera légèrement différente dans son concept de départ. En fait, il s’agit tout simplement pour un couple d’hommes ou de femmes d’accéder aux mêmes droits que les couples traditionnels. Ce besoin social semble tout à fait légitime, pourtant, il apparaît, d’après des sondages, que 3 à 4% à peine des couples gays et lesbiennes songent à officialiser leur union.</p>
<p style="text-align: justify;">On remarque, dans notre société, que le mariage qui à longtemps représenté une étape fondamentale pour l’établissement d’une famille, est aujourd’hui en perte de vitesse. Le nombre de couples avec enfants, hors union légale, est en constante progression.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, d’après certaines statistiques, un couple sur deux divorce, après quelques années de vie commune. Quant aux couples libres, les séparations sont de plus en plus nombreuses. Tout cela est sans doute la base de l’explosion démographique des familles dites &laquo;&nbsp;recomposées&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" align="center">La Religion</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour l’opposition religieuse, c’est le dogme qui est posé comme une barrière infranchissable, totalement figée dans le temps, laissant flotter un air d’intégrisme très malsain.</p>
<p style="text-align: justify;">L’église ne fait plus recette, et elle en est consciente. La modernité, et surtout l’accès à la connaissance, ont joué un rôle démobilisateur. Ce n’est plus l’idée d’une société humaine dans un monde voulu par Dieu qui prédomine, mais celle bien visible d’un système capitaliste injuste et brutal, qui établit les règles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème est parfaitement ciblé et le refuge dans la religion n’est plus un exutoire suffisant, permettant d’évacuer les difficultés sociales et le mal vivre. Devant cet état de fait, et la défection constante des catholiques pratiquants, l’église s’enferme dans ses certitudes, jusqu&rsquo;à sombrer dans le sectarisme.</p>
<p style="text-align: justify;">N’oublions pas que le pape, s’est positionné contre l’utilisation du préservatif, sans tenir compte des monstrueux ravages du virus du Sida.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour clore l’aspect religieux je vais prendre les mots du philosophe Michel Serres.</p>
<p style="text-align: justify;">                                   &laquo;&nbsp;Sur quoi l’église, à bâtit l’exemplaire sainte famille de base? Joseph n’est pas le père de Jésus et n’a jamais fait l’amour avec Marie qui est toujours Vierge ! &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" align="center">Les Enfants</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’argument suprême développé par les opposants à la loi, est celui de l’impossibilité de la construction personnelle, pour un enfant élevé par deux pères ou deux mères. Pour les pédopsychiatres, l’argument est totalement infondé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour eux, il n’y a pas plus de troubles constatés chez ces enfants là que chez ceux élevés dans un cadre traditionnel. Après bien des débats et des questions sur l’enfance; il apparaît de façon évidente que l’enfant à tout simplement besoin d’amour, et d’un harmonieux cadre de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les manifestants de ce triste dimanche, combien sont descendus dans la rue pour défendre la cause des 200 millions d&rsquo;enfants qui sont au travail dans le monde. Pour dénoncer l’exploitation sexuelle des mineurs, les mauvais traitements et abus de toutes sortes dans le cadre familial et en dehors, les épouvantables conditions de vie dans les foyers les plus démunis, la maltraitance dans certains orphelinats&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La liste de l’horreur est hélas très longue. Alors, cette levée de boucliers, pour stigmatiser des êtres humains qui au delà de leur différence, rêvent de pouvoir donner de l’amour dans un cadre légal, est simplement grotesque.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre situation non prise en compte, les couples de femmes. Pour elles, assumer une maternité ne pose aucun problème ! Elles n’ont besoin d’aucune autorisation pour avoir un, ou plusieurs enfants, qu’elles élèveront selon leur bon plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Les couples d’hommes subissent donc une double peine. Ne pas pouvoir s’unir et ne pas pouvoir procréer. Est-ce que tout cela remet notre civilisation en question ? Est-ce que tout cela mérite le tapage médiatique constaté?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Jacques SERRE</p>
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		<title>Témoignage. Contre le mariage pour tous, elle donne ses raisons.</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 21:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[Irrévérence]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis une des rares opposantes au mariage pour tous à Sciences po Lyon. Nous sommes bien plus nombreux à l&#8217;être qu&#8217;on a voulu le faire croire. Selon les derniers sondages, les Français plébisciteraient une union civile déconnectée de l&#8217;adoption : 63 % des Français se disent favorables au mariage ouvert aux personnes de mêmes sexes, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je suis une des rares opposantes au mariage pour tous à Sciences po Lyon. Nous sommes bien plus nombreux à l&rsquo;être qu&rsquo;on a voulu le faire croire. Selon les derniers sondages, les Français plébisciteraient une union civile déconnectée de l&rsquo;adoption : 63 % des Français se disent favorables au mariage ouvert aux personnes de mêmes sexes, mais ils ne sont que 49 % à soutenir l&rsquo;adoption pour les personnes de même sexe. D&rsquo;ailleurs, 16 pays sur 27 de l&rsquo;Union européenne ont opté pour cette solution. Si les Français sont moins favorables à l&rsquo;ouverture de l&rsquo;adoption aux couples homosexuels, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils s&rsquo;interrogent sur les conséquences de celle-ci, ce qui peut expliquer le franc succès de la manif pour tous du 13 janvier.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce jour là, je me suis portée volontaire  pour la gestion des flux et l&rsquo;accueil des manifestants. Nous étions nombreux à manifester : 1 000 000 selon les chiffres des organisateurs et 340 000 selon les chiffres de la police. Mais ces chiffres sont inférieurs au nombre de manifestants réels. Nombreux sont ceux qui sont restés bloqués sur l&rsquo;autoroute à cause du plan Vigipirate déclenché par Monsieur Hollande lors de l&rsquo;opération militaire au Mali. Nombreux sont ceux qui sont partis avant le comptage car l&rsquo;attente sur les points de départ était trop longue et l&rsquo;avancée des cortèges, lente. Nous étions tous unis pour manifester une même cause : défendre le mariage civil tel qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui. On s&rsquo;imagine que les opposants sont tous homophobes, catholiques et hétérosexuels mais la manif pour tous est bien une initiative citoyenne pluraliste. Pour le voir, il suffit de regarder les associations co organisatrices : Homovox.com, Plus gay sans mariage, la Fédération nationale des associations familiales protestantes, la confédération nationale des associations familiales catholiques, le collectif pour l&rsquo;enfant, les Adoptés, le mouvement pour le mariage républicain.. Au delà des considérations religieuses, il y a une défense commune du mariage civil par des manifestants issus de divers horizons.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&rsquo;abord, il est important de rappeler que l&rsquo;Inter-LGBT réclame le « mariage pour tous » au nom de l&rsquo;égalité des droits. Néanmoins, toute différence ne constitue pas une inégalité, ni une discrimination. « S&rsquo;agissant du principe d&rsquo;égalité, le Conseil a jugé qu&rsquo;en maintenant le principe selon lequel le mariage est l&rsquo;union d&rsquo;un homme et d&rsquo;une femme, le législateur a, dans l&rsquo;exercice de sa compétence, estimé que la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d&rsquo;un homme et d&rsquo;une femme pouvait justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille ». C&rsquo;est la décision des juges du conseil constitutionnel lors de la question prioritaire de constitutionnalité du 28 janvier 2011. L&rsquo;égalité en droit n&rsquo;est valable que pour des situations juridiques identiques. L&rsquo;inter-LGBT réclame un droit à l&rsquo;enfant. Or, il n&rsquo;existe de droit à l&rsquo;enfant ni pour les hétérosexuels ni pour les homosexuels. L&rsquo;adoption n&rsquo;est qu&rsquo;une possibilité et non un droit. Les partisans du mariage pour tous se méprennent sur la définition du mariage, notamment Harlem Désir, nouveau leader du PS, en le qualifiant de « reconnaissance sociale de l&rsquo;amour». Le mariage dépasse le sentiment amoureux. « Au plan du droit civil, le mariage est l&rsquo;institution par laquelle un homme et une femme s&rsquo;unissent pour vivre en commun et fonder une famille. » Le mariage civil institue la filiation entre les parents et leurs enfants. Par la présomption de paternité, le mari est présumé comme le père des enfants de son épouse. Cette notion juridique avec le mariage pour tous pourra être supprimée. Nous, les défenseurs du mariage civil, défendions une même filiation pour chaque enfant, c&rsquo;est à dire une filiation vraisemblable.</p>
<p style="text-align: justify;">« Les Adoptés » se sont exprimés contre ce projet en demandant à ce qu&rsquo;on ne mentent pas sur la composition d&rsquo;un foyer et sur la question des origines. L&rsquo;enfant est issu de la différence des sexes, ne le privons pas délibérément d&rsquo;un père ou d&rsquo;une mère dans sa filiation juridique. Cette réforme du mariage bouleverse la filiation et la parenté. Les défenseurs du mariage civil refusent la marchandisation de la femme à travers la gestation pour autrui et la négation du sexe dans le code civil. Le retrait des termes de père et de mère et leur remplacement par le terme de parent nous semble impossible. Nous, les défenseurs du mariage civil, nous soucions du droit de l&rsquo;enfant.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;inter-LGBT réclame un droit à l&rsquo;enfant, mais l&rsquo;adoption est un droit de l&rsquo;enfant. Il est dans l&rsquo;intérêt de l&rsquo;enfant de lui donner des parents qui auront une filiation adoptive vraisemblable. De quel droit priverions-nous un enfant d&rsquo;un père ou d&rsquo;une mère ? On entend souvent qu&rsquo;un orphelin préfèrerait avoir des parents plutôt que d&rsquo;être sans parents. Sachez que la liste d&rsquo;attente est très longue pour adopter, la demande d&rsquo;adoption excède largement le nombre d&rsquo;orphelins. Il y a 25 000 couples qui souhaitent adopter et seulement 3500 enfants adoptés dont 2800 enfants étrangers. Beaucoup de pays refusent expressément que leurs enfants soit adoptés par un couple de même sexe. L&rsquo;ouverture de l&rsquo;adoption aux couples de même sexe aura pour effet de diminuer le nombre d&rsquo;enfants à adopter tout en augmentant la liste d&rsquo;attente.</p>
<p style="text-align: justify;">La réforme du mariage touchant à la politique sociale, nous sommes d&rsquo;avis que l&rsquo;article 11 peut et doit être déclenché. Nous avons encore une dernière bataille même après le passage de ce projet de loi : la lutte contre la procréation médicalement assisté et la lutte contre la gestation pour autrui. Nous manifesterons encore.</p>
<div style="text-align: justify;">
Anne-Marie Defo</div>
</blockquote>
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		<title>1 ville, 10 bons plans : Portland</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 20:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 ville, 10 bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Regards croisés sur le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Portland est la plus grande ville d’Oregon, une ville futuriste entièrement tournée vers les nouvelles technologies, les énergies renouvelables,et le développement durable. De quoi s’occuper pendant un bon séjour ! 1. Où dormir ? Portland offre de nombreuses options de logis. Vous pouvez choisir de passer la nuit downtown, dans les quartiers résidentiels, ou dans des endroits [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Portland est la plus grande ville d’Oregon, une ville futuriste entièrement tournée vers les nouvelles technologies, les énergies renouvelables,et le développement durable. De quoi s’occuper pendant un bon séjour !</strong></p>
<h1 style="text-align: justify;">1. Où dormir ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Portland offre de nombreuses options de logis. Vous pouvez choisir de passer la nuit downtown, dans les quartiers résidentiels, ou dans des endroits plus exotiques tels que Chinatown, Saint Johns, le quartier hipster/alternatif/artistique ou le sud-ouest, le quartier des parcs… Les <b>auberges de jeunesse</b> sont réputées pour être chaleureuses, vivantes et proprement tenues. Vous pouvez passer une nuit en auberge pour un prix raisonnable, cela va en moyenne de 15 à 30 dollars. Une autre possibilité est d’avoir recours au <b>couchsurfing</b>, dormir chez l’habitant et être nourri, avec pour seul prix : votre amabilité et reconnaissance. Cette pratique a beaucoup de succès, les Portlandais aiment accueillir du monde chez eux et partager des moments inattendus. Le site par excellence que privilégient tous les Portlandais est craigslist.com. En moins de quelques minutes vous pouvez trouver une maison prête à vous recevoir. Enfin, il reste l’hôtel qui est un moyen pratique et  rassurant. Les prix sont variables, et principalement liés à l’endroit que vous choisissez. Les hôtels downtown, à proximité des transports en commun, restaurants et boutiques sont particulièrement chers. Préférez un hôtel plus en périphérie, qui vous permettra de visiter un coin tout autant intéressant : Le <b>Chestnut Tree Inn</b> dans le nord-est propose des nuits à 50 dollars. Il est situé à 15mn de l’aéroport, est bien desservi, et qui plus est offre le petit déjeuner gratuit.</p>
<ul>
<li>
<div style="text-align: justify;">Prix : Auberge de jeunesse : de 15 à 30 dollars la nuit.</div>
</li>
</ul>
<h1 style="text-align: justify;">2. D’où admirer la ville ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Portland est une ville incroyablement verte. Où que vous alliez, vous serez entourés par des jardins fleuris, des parcs, des forêts denses. Portland s’admire d’abord de l’intérieur, en explorant les quartiers, les grandes avenues, les petits coins reculés. Pour ensuite avoir une vue globale de la ville, vous avez trois possibilités. La première, c’est d’utiliser le téléphérique <b>Portland Aerial Tram </b>pour seulement 4 dollars. Ce dernier a été créé à l’origine pour relier l’Oregon Health and Science University, et l’Hôpital. Maintenant ouvert au public, il permet d’avoir une vue imprenable sur toute la ville et la fameuse Willamette River qui traverse Portland. La deuxième possibilité est d’admirer Portland depuis ses nombreux ponts. La ville n’en compte pas moins d’une vingtaine, ce qui lui a valu le surnom  <i>Bridgetown</i>.<b> Hawthorne </b>et<b> Burnside bridge</b> sont les plus empruntés. Vous y avez accès grâce à un waterfront (quais) très joliment conçu sur lequel vous pouvez courir, faire du vélo, du skate, prendre des cours d’aviron. Enfin, la plus belle vue de Portland s’admire depuis l’<b>International Rose Test Garden</b>. Ce jardin botanique de roses est le plus grand au monde. Après avoir monté des marches interminables, admiré des variétés de roses plus folles les unes que les autres, vous arrivez sur un immense amphithéâtre d’herbe. Là, vous attend une vue imprenable sur Portland : vous surplombez la ville et pouvez reconnaitre ses détails.</p>
<h1 style="text-align: justify;">3. Où se régaler ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Les occasions ne manquent pas à Portland pour assouvir sa gourmandise. Etant donné le temps pluvieux assez fréquent, se confiner entre amis dans un café est devenu culturel. Les spécialités de la ville sont les chocolats chauds épicés ainsi que les pumpkin breads (muffins, cookies, gâteaux à la citrouille). Il est dur de faire un tri car vous trouverez des petits cafés à chaque coin de rue. Parmi les meilleurs se trouvent <b>Park Avenue Café</b>, très fréquenté par les étudiants, à côté de Portland State University. Ce café est apprécié pour la qualité de ses boissons chaudes et ses d’anecdotes telles que <i>life is too short for a cheap coffee</i>. Le <b>Cacao café</b> sur Burnside Street est fortement recommandé ! Vous y boirez des chocolats plus originaux les uns que les autres pour 6 dollars. Il est conseillé de vous arrêter également sur Clinton Street, la rue de tous les cafés. Vous apprécierez les merveilleuses crêpes à prix donné chez <b>The Press Club</b>. Elles sont servies très rapidement et avec un peu de musique que vous pouvez d’ailleurs modifier à votre guise, en demandant simplement au serveur. Enfin, Portland est l’une des seules villes d’Oregon à être dotée des enseignes <b>Voodoo Doughnut</b>. On en deviendrait obèse. Vous en trouvez au caramel, au bacon, au brie, au Nutella, au marshmallow, aux crevettes… La plus grande variété de donuts jamais vue ! Il ne faut pas avoir peur de faire la queue une demi-heure, tellement les gens en sont friands. Leur seul inconvénient : ils n’ont pas encore mis en place de service de livraison à domicile…</p>
<h1 style="text-align: justify;">4. Où se restaurer ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Portland est très riche en gastronomie. C’est d’abord le paradis des <i>vegans</i> et <i>vegetarians</i>. N’importe où que vous alliez, vous aurez toujours l’option sans provenance animale (même dans les fast food !). Les restaurants sont donc extrêmement qualifiés lorsqu’il s’agit de cuisiner des légumes, des fruits ou des féculents. Si vous êtes de cette trempe, vous vous régalerez chez <b>Blossoming Lotus</b> dans le Nord Est. Pour 35 dollars vous goûterez salades de saison, grâtins de légumes, risottos, gâteaux de gingembre et truffes au chocolat. Pour ceux qui aiment déguster poisson et viande, le meilleur plan est <b>SouthPark,</b> un restaurant chic situé downtown. Il est spécialisé dans le saumon, qui est le principal met de la région. La pièce de saumon se goûte pour 20 dollars, et en vaut la peine ! Fraîchement pêché dans les gorges de l’Oregon et assaisonné au thym, il vous laissera un sacré souvenir. Enfin, vous trouverez de nombreux restaurants asiatiques et mexicains, créés par la forte immigration que reçoit la ville chaque année. <b>Chipotle</b> est une référence. Vous y mangez burritos, tapas, bols de pâtes… en ayant l’impression d’avoir mangé pour 3 jours et à un prix raisonnable.</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>5. Où se cultiver ?</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Portland est une ville axée sur la culture pour tous. Vous trouverez souvent des prix confortables pour n’importe quelle attraction culturelle. Beaucoup de musées exposent de l’art graphique, du néo-design, du graffiti et de la sculpture à base de matériaux renouvelables. Le <b>Museum of Contemporary Craft</b> est superbe au niveau des couleurs et de la diversité des formes d’expression : collages, mobiles, sculptures. Les artistes sont principalement de la région, mais font des travaux très différents les uns des autres. Aussi, tous les jeudis entre mai et novembre voient défiler des peintres, acrobates, rappeurs, danseurs, artistes en tous genres lors de l’<b>Alberta Art Walk</b> dans le quartier Saint Johns. Un spectacle vivant de plusieurs heures gratuit et en plein air. A ne manquer sous aucun prétexte ! Enfin, l’incontournable rendez-vous du week-end, le <b>Rocky Horror Picture Show</b> sur Clinton Street. De jeunes acteurs parodient le film en le jouant sur scène devant l’écran de cinéma. Vous pouvez leur jeter des tomates, ils peuvent faire pleuvoir sur vos têtes. Munissez-vous de culot et de tact la première fois. Ils font faire des exercices pas très catholiques à tous les premiers venus. Moments spontanés et hilarants assurés !</p>
<h1 style="text-align: justify;">6. Où se détendre ?</h1>
<p style="text-align: justify;">A la <b>piscine universitaire</b> si vous êtes étudiants ! Vous pouvez barboter sur une bouée gonflable ou traîner dans le jacuzzi, pendant qu’en même temps un film est projeté sur les murs. Très relax. Sinon, installez-vous confortablement dans le Parc du <b>Mount Tabor </b>pour une lecture, un pique-nique ou une méditation. Il est composé de pins gigantesques et procure un fort sentiment de sérénité. Mais surtout, vous bénéficiez d’une vue superbe sur le Mount Hood, première montagne de loisirs (ski, snowboard) du coin. Admirez ses pentes enneigées, et l’évasion ne tardera pas à venir ! Enfin, sortez de chez vous dès qu’il y a du soleil, et profitez de ses rayons, car il ne reste jamais longtemps.</p>
<h1 style="text-align: justify;">7. Insolite</h1>
<p style="text-align: justify;">Portland est une ville verte, écolo, et très respectueuse de l’environnement. Vous pouvez vous arrêtez dans un jardin communautaire (qui poussent de partout) et discuter avec les jardiniers. Si vous les aidez quelques instants, vous repartirez certainement avec un sac plein de bonnes récoltes ! Vous pouvez également atterrir au Burnside Skatepark, connu dans le monde entier pour son apparition dans le jeu vidéo Tony Hawk’s pro skater.</p>
<h1 style="text-align: justify;">8. Où boire un verre ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Les bars sont légion à Portland  et ont tous des ambiances très différentes. Toutefois, <b>Valentines</b> reste un incontournable. Bar de centre-ville, tous les jeunes s’y rejoignent dès le jeudi soir. Les prix sont raisonnables, vous pouvez goûter de tout, et profiter d’une terrasse pour les fumeurs. Il y a toujours de la bonne musique, et un coin pour danser.</p>
<h1 style="text-align: justify;">9. Où sortir ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Entre potes, seul, avec de la famille, beaucoup de choses sont à expérimenter ! Le <b>Doug Fir</b> est un des bars les plus sympas : énorme capacité d’accueil, un atout pour les groupes qui viennent se produire. Toutes sortes d’évènements s’y produisent : soirées étudiantes, concerts, matchs, élections, soirées à thèmes. Ce bar est une jungle lorsqu’il est plein : au moins cinq salles différentes, des colimaçons entrelacés, des terrasses, et un dancefloor immense. Seul conseil : ne perdez pas de vue vos amis, ou vous mettrez trois heures à les retrouver ! <b>Hollywood Bowling</b> est un endroit sympa pour jouer entre potes sur de la bonne musique et des lumières fluorescentes, si vous préférez une soirée plus tranquille. Enfin pour les geeks, <b>Ground Control classic Arcade</b> est un bar gigantesque dans lequel vous enchaînez jeux d’arcade, pinball et boxing games. Attention aux lumières… elles sont sournoises, et on ne sait jamais depuis combien de temps on est entrés. Les boîtes de nuit ne sont pas très développées dans Portland, les gens ayant une mentalité un peu hipster/anti mainstream et grand public. Si vous arrivez à en trouver une, ce sera sûrement plein de hippies dansant sur de la musique indie ou psyché, néo-électro.</p>
<h1 style="text-align: justify;">10. Où faire du shopping ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Pour les amateurs de vintage, Portland is THE place to be ! Sur Division Street, vous trouverez la <b>House of Vintage</b>, un labyrinthe de deux étages remplis d’objets, d’habits vintage de qualité et à très bas prix. Si vous avez des goûts moins exigeants, <b>Pioneer Square</b> est entouré d’un immense Mall de boutiques de luxe, et d’autres. Vous y trouverez des produits de même nature qu’en France, mais beaucoup moins chers (Forever 21, Apple, Fuego…) Enfin, en arpentant le Nord Est, vous trouverez beaucoup de petites boutiques abordables. Plus particulièrement des produits traditionnels (habits, poteries, bijoux…) fabriqués par des descendants des indiens d’Amérique. Très sympa pour découvrir une culture qui s’exprime à travers le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sophie Grémillet</p>
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		<title>Parlons Cinéma et artistes</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 14:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acculturation]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
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		<category><![CDATA[Philippe Lioret]]></category>
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		<category><![CDATA[Vincent Maraval]]></category>

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		<description><![CDATA[Les allégations du producteur distributeur de films, Vincent Maraval, publiées dans Le Monde et concernant les acteurs trop payés, ont déclanché une polémique malsaine. La tribune, par ailleurs très embrouillée, voire maladroite, ne pouvait qu’entretenir la confusion dans l’esprit du lecteur. D&#8217;autant plus qu&#8217;il ne faut pas négliger le fait qu’une majorité du public a tendance à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><b> Les allégations du producteur distributeur de films, Vincent Maraval, publiées dans<em> Le Monde</em> et concernant les acteurs trop payés, ont déclanché une polémique malsaine. <a title="Les acteurs français sont trop payés !" href="http://abonnes.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/12/28/les-acteurs-francais-sont-trop-payes_1811151_3208.html" target="_blank">La tribune</a>, par ailleurs très embrouillée, voire maladroite, ne pouvait qu’entretenir la confusion dans l’esprit du lecteur. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;il ne faut pas négliger le fait qu’une majorité du public a tendance à prendre comme dénominateur commun la poignée de vedettes dont parlent les médias et qui ne représente en fait qu’une infime partie de la profession de comédien.</b></p>
<div id="attachment_3146" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/cinema.jpg"><img class=" wp-image-3146  " alt="Salle de cinéma. Crédits photo : Pathé. " src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/cinema.jpg" width="576" height="383" /></a><p class="wp-caption-text">Salle de cinéma. Crédits photo : Pathé.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans la difficile période économique que nous traversons, cela était particulièrement mal venu. Le metteur en scène Philippe Lioret &#8211; mis en cause dans la tribune de Vincent Maraval &#8211; a très justement <a title="Vive l'exception culturelle ! " href="http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2013/01/02/vive-l-exception-culturelle_1812074_3232.html" target="_blank">répondu </a>(également dans <em>Le Monde</em>) pour remettre, comme on dit, les pendules à l’heure, sur son cas personnel. Mais dans tout cela, point de précisions sur l’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien y a-t-il de comédiens(nes) en France ? 25 000 pour les uns, 30 000 pour les autres. Il n’y a pas de diplôme à passer pour exercer cette profession. N’importe qui peut se prétendre comédien du jour au lendemain et tenter sa chance. En conséquence, par un phénomène de capillarité sociale, un nombre indéfini de personnes entrent et sortent du métier en permanence, rendant très fluctuant le chiffre global.</p>
<p style="text-align: justify;">La quasi totalité travaille au théâtre, au cinéma dans des rôles secondaires, à la télé, dans le doublage des voix, dans le commentaires, dans la pub et dans tous les secteurs où l’on à besoin du savoir faire de ces artistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Combien gagnent-ils ? C’est très aléatoire. Il y a de bons moments, une pièce qui dure, un feuilleton qui exceptionnellement marche bien (<i>Plus belle la vie</i>), qui peuvent élever ponctuellement les revenus des heureux participants. Mais pour la masse, la moyenne de référence se situe le plus souvent autour du Smic.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Une profession de mal en pis</h1>
<p style="text-align: justify;">L’état général de la profession est mauvais de façon endémique. Prenons, par exemple, le prestigieux festival d’Avignon, que Jean Vilar avait hissé sur les plus hautes marches du Théâtre, créant autour de ce phénomène, un véritable engouement populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, le nombre de spectacles qui se jouent dans la courte période du festival est absolument pléthorique; on parle de 800 et peut-être plus. Certains élus politiques de droite veulent voir dans cela la bonne santé du théâtre. En réalité, en dehors du festival officiel, quelques spectacles seulement, sont dans une situation financière presque normale. Tous les autres sont en auto production. On joue dans la rue, dans les caves, dans les appartements, dans un hall d’immeuble, sur une terrasse, partout où il est possible de louer les lieux et de caser quelques spectateurs. On emprunte de l’argent à la famille, aux amis, les acteurs investissent leurs maigres économies, en espérant séduire un directeur de salle venu faire son marché saisonnier. Les recettes sont presque toujours nulles et les possibilités de jouer enfin dans un théâtre sont rares.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation générale, combien y a t-il de ceux que l’on qualifie de « bankables » ? Mot affreux qui indique que cette personne est commercialement exploitable et gage de réussite. Une maigre poignée d’hommes et de femmes, dont le nom fonctionne comme la  marque d’un produit, sont considérés comme « bankables ».</p>
<h1 style="text-align: justify;">Gloire aux &laquo;&nbsp;bankables&nbsp;&raquo;</h1>
<p style="text-align: justify;">Le système visant la rentabilité et qui place ces artistes dans cette catégorie enviée par beaucoup, n’a rien à voir avec la découverte d’un super talent. Les hommes d’affaires, aux commandes de la production cinématographique française, sont dans l’ensemble totalement incapables de choisir un acteur pour son savoir faire. La notion de talent leur est aussi étrangère que le sexe des doryphores. Pourtant, il y a dans la profession des milliers d’hommes et de femmes qui ont largement la capacité de jouer les têtes d’affiches. C’est tout simplement le nombre d’entrée d’un premier film à succès qui décide du classement chez les « bankables ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour n’en citer qu’un : Omar Si. Ce magnifique comédien avait autant de talent avant de jouer dans <i>Intouchable</i> qu’ensuite. Mais depuis lors, il est internationalement demandé. Si le film avait été raté, il se serait retrouvé au même niveau qu’avant. Un bon acteur parmi les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ici que la notion de trop payé entre en jeu. Et ce n’est pas l’artiste qui en est la cause principale mais le système. Les chaînes de télévision qui sont obligées de financer en partie un certain nombre de films, exigent des têtes d’affiches pour faire monter leur audience et attirer ainsi les investissements publicitaires. Quant aux producteurs, qui touchent un pourcentage sur le devis global, ils ont tendance à le gonfler. Le piége est en place.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de « bankables » étant très faible, ils reçoivent un nombre important de propositions. Jouant sur l’offre et la demande, ils peuvent ainsi demander des cachets faramineux qui enlèvent toute possibilité de rentabilité au film, même avec un nombre très important d’entrées.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi les producteurs acceptent cette situation totalement illogique ? En fait, les risques financiers sont partagés par diverses sources. Sans vouloir rentrer dans le détail du financement d’un film &#8211; qui est extrêmement complexe &#8211; c’est beaucoup d’argent public qui entre en jeu. Le CNC, Centre national de la cinématographie, les chaînes de télévision, les Sofica, société d’investissement, l’avance sur recette, l’aide régionale etc. tous ces organismes peuvent contribuer au financement d’un film.</p>
<p style="text-align: justify;">La répartition des pertes est ainsi largement atténuée pour le producteur, qui de toute façon touche son pourcentage au départ. Sinon, comment expliquer qu’après un échec commercial retentissant de plusieurs millions d’euros un producteur se lance dans de nouveaux projets ?</p>
<h1 style="text-align: justify;">Le cachet : une polémique stérile</h1>
<p style="text-align: justify;">Bien sur qu’il serait bon de moraliser un peu les faramineux cachets mis en cause. Mais cela ne résoudrait en rien le problème de l’emploi, qui ne cesse de se dégrader. Au travers de ses propos Vincent Maraval dénonce comme responsable de cette situation l’exception culturelle, acquise de haute lutte.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est volontairement je crois, et pour d’obscures convictions personnelles, qu’il omet de dire que cela permet à la France de financer un quart de la production européenne et de coproduire plus d’une centaine de films avec de très nombreux pays. Cela permet aussi l’émergence de jeunes réalisateurs qui sont l’avenir de notre cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois encore cette polémique stérile ne concerne qu’une toute petite partie des  problèmes d’une profession exsangue. Pendant que l’on débat dans les salons, du pavé dans la marre, qui n’est qu’une flaque d’eau, on occulte le vrai sujet qui concerne la survie de toute une profession. J’ajoute que l’on pourrait trouver une situation similaire dans beaucoup de disciplines artistiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jacques SERRES</p>
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		<title>1 ville, 10 bons plans : Melbourne</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jan 2013 17:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 ville, 10 bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Océanie et Pacifique]]></category>
		<category><![CDATA[Regards croisés sur le monde]]></category>
		<category><![CDATA[1 ville 10 bons plans]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Melbourne]]></category>

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		<description><![CDATA[Melbourne, la capitale sportive et culturelle d&#8217;Australie, est la deuxième plus grande ville du pays. 10 bons plans pour commencer à découvrir cette ville. Repère économique : 1 euro = 1,26 dollars australiens  1. Où dormir ? Choisir un bon endroit pour dormir est essentiel. Melbourne fait preuve d’un paradoxe au sens où il y a [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Melbourne, la capitale sportive et culturelle d&rsquo;Australie, est la deuxième plus grande ville du pays. 10 bons plans pour commencer à découvrir cette ville.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Repère économique : 1 euro = 1,26 dollars australiens</p>
<div id="attachment_3134" class="wp-caption aligncenter" style="width: 690px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/melbourne.png"><img class="size-full wp-image-3134" alt="FEDERATION SQUARE, Melbourne, la place centrale. Crédits : Estelle Pages." src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/melbourne.png" width="680" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">Federation Square, Melbourne, la place centrale. Crédits : Estelle Pages.</p></div>
<h1 style="text-align: justify;"><strong> 1. Où dormir ?</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Choisir un bon endroit pour dormir est essentiel. Melbourne fait preuve d’un paradoxe au sens où il y a un très grand nombre d’auberges de jeunesse (appelés backpackers) mais malheureusement très peu d’entre elles ont des normes d’hygiènes appropriées. Vous pourrez facilement vous retrouver dans des auberges pour 20$ la nuit où le ménage n’est tout bonnement jamais fait. Une valeur sûre : <strong>le Melbourne Central YHA</strong>. Certes, il faudra compter entre 30 et 40$ la nuit pour être en dortoir mais tout y est en ordre. Située en plein milieu du centre de Melbourne, vous avez accès à tous les transports en commun possibles et tous les magasins, bars et pubs et bien sûr le renommé Federation Square.En plus de tout cela, l’auberge est équipée du WiFi (ce qui est très rare), d’un salon avec écran plat, cuisine, d’un bar où il est aisé de faire de nouvelles rencontres mais par-dessus tout un toit aménagé où il est possible de prendre le petit-déjeuner tout en admirant la rivière Yarra.</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>2. D&rsquo;où admirer la ville ?</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Il ne fait aucun doute qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour admirer Melbourne que <strong>l’Eureka tower</strong>. En effet, celui-ci fait partie des 10 gratte-ciels résidentiels les plus hauts du monde et est classé deuxième plus grand building d’Australie et premier de Melbourne. Il est possible d’admirer la ville à partir de l’étage 88 qui sert uniquement à l’observation et permet ainsi d’admirer la ville à 285m de hauteur. Comme toute chose, l’entrée est payante et il faudra compter 18.50$ pour une visite ou il y a aussi la possibilité de payer 22$ et d’avoir accès à cet observatoire une première fois de jour et une deuxième de nuit ! Une expérience qui vaut très nettement le coup.</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>3. Où se régaler ?</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, l’Australie n’est pas réputée pour avoir une gastronomie locale affriolante. On y trouve un très grand nombre de Fast-food mais il est très difficile de trouver un petit restaurant sympa qui vous fera des steaks de Kangourous ou quoi que ce soit. Par contre Melbourne est reconnue comme capitale du café au sens où la culture y est prégnante et il existe un très grand nombre de choix. Les Australiens ne plaisantent donc pas quand il s’agit de café et pour cela il existe un endroit super sympa et abordable où, non seulement l’ambiance et les repas sont à recommander. <strong>The Green Refectory</strong> situé sur Sydney Road est le meilleur endroit où vous puissiez boire du délicieux café tout en commandant un brunch ou un petit déjeuner sucré. Toutes les pâtisseries sont faites à la main et les ingrédients sont des produits frais. Et tout cela pour moins de 15$.</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>4. Où se restaurer ? </strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour cette catégorie, vous allez avoir droit au meilleur tuyau qu’il soit possible d’avoir…  Et celui-ci s’appelle <strong>Lentil As Anything</strong> ! Dis comme cela, ça n’explique pas en quoi cet endroit est extraordinaire et pourtant ! Il en existe trois du même type dans Melbourne : un à St Kilda, à Footscray et le meilleur pour la fin, celui d’Abbotsford (seulement 15 minutes de bus depuis le centre de Melbourne). Le principe de ce restaurant c’est de se retrouver dans un endroit convivial où vous pourrez écouter de la musique, partager un bon moment, découvrir de délicieux plats de partout dans le monde (qui satisferont également les végétariens) et ensuite de payer la somme que vous désirez. Oui oui, ceci n’est pas une blague, Lentil As Anything est une organisation communautaire dont le but n’est pas de faire du profit. Dans cet esprit bohème, le client peut se resservir autant de fois qu’il veut et paye à la fin ce que la nourriture vaut selon son estimation. Un endroit agréable et une nourriture délicieuse, à ne manquer sous aucun prétexte !</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>5. Où se cultiver ? </strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>La National Gallery of Victoria</strong> est la sortie culturelle par excellence. Ce très grand musée abrite un mix d’une collection permanente qui recouvre non seulement des œuvres d’artistes européens et mondialement connus, des peintures purement australiennes mais aussi des œuvres aborigènes. De plus, ce musée regorge de différentes expositions sur de multiples thèmes tel que l’Art asiatique. La plupart des expositions sont par ailleurs gratuites !</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>6. Où se détendre ? </strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Quoi de mieux que de ce détendre dans <strong>le jardin botanique de Melbourne</strong> (east Southbank), dont la hauteur permet de contempler tout le CBD de Melbourne. Ce magnifique jardin, idéal pour un pic-nic ou une sieste quand il fait beau, regorge de kiosques, de ponts, de fleurs de toutes couleurs et de toutes senteurs. L’été, vous pourrez même regarder des films qui sont projetés sur écran géant : très romantique au moment du coucher de soleil !</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>7. Insolite !</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;adresse insolite voici une attraction insolite mais…. qui n’a pas d’adresse. Cela s’appelle <strong>l’ « underground cinema »</strong> et cela plaira aux amateurs des salles obscures à la recherche d’expériences originales. Le principe est le suivant : vous vous inscrivez sur internet pour une séance de ciné dont vous ne connaissez ni le film ni l’endroit (vous ne connaissez que la date et l’heure). Vous en serez informé la veille par mail/texto. Le lieu est toujours en rapport avec le thème du film. Cela vous permettra d’assouvir votre culture cinématographique dans des lieux insolites comme une salle de gym, un parking ou encore une église. A ne manquer sous aucun prétexte !</p>
<div id="attachment_3135" class="wp-caption alignleft" style="width: 394px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/melbourne2.png"><img class="size-full wp-image-3135" alt="Vue du CBD de Melbourne. Crédits : Estelle Pages. " src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/melbourne2.png" width="384" height="544" /></a><p class="wp-caption-text">Vue du CBD de Melbourne by night. Crédits : Estelle Pages.</p></div>
<h1><b>8. Où boire un verre ? </b></h1>
<p style="text-align: justify;">Outre les multiples « rooftop bar » (la spécialité de Melbourne) où vous pourrez boire une verre depuis le dernier étage d’un immeuble qui domine toute la ville, cela vaut aussi la peine d’aller à <strong>l’European Bier Café</strong> : un bar dans le CBD (Rusell Street), où vous pouvez boire n’importe quelle pinte parmi une liste infinie de bières plus délicieuses les unes que les autres, pour la modique somme de 5$ (et même des cidres : pomme, poire , fruits rouges…). Un très bon rapport qualité prix, quand on sait que la moins chère des bières coûte environ 7$ dans un bar basique. Attention ! Cette offre n’est valable que le lundi soir et n’arrivez pas trop tard, car ce bar est la REFERENCE des étudiants et est donc très vite bondé.</p>
<h1><b>9. Où sortir ? </b></h1>
<p style="text-align: justify;">Melbourne pullule de boites géniales. Pour les filles nous conseillons le <strong>Spice Market</strong> (Russell Street). On y donne, à chaque fille arrivant avant 22h, 5 consos (vous pouvez choisir entre mojito, bière, tequila shot, vodka canneberges et j’en passe et des meilleurs…). Cela permet (aux filles) de s’amuser sans se ruiner ! Pour les garçons, il faudra sortir le porte-monnaie et là on rigole moins car les boissons sont hors de prix. Quant à l’ambiance, elle est très chic (ne surtout pas venir sans chemise ou sans robe/talons car on ne vous laissera jamais rentrer !). La déco est magnifique : on se croit au pays des mille et unes nuits. Oh toi ma fille, si tu vas à Melbourne sans faire une halte au « Spice Market », honte à toi !</p>
<h1><b>10. Où faire du shooping ?</b></h1>
<p style="text-align: justify;">Melbourne est une ville géniale mais c&rsquo;est loin d&rsquo;être la capitale de la mode. Cependant, si vous ne savez pas quoi faire un dimanche matin entre 8h et 12h, allez au <strong>Second Hand Market</strong> (le marché aux puces) de Camberwell. Pour cela il faudra prendre un train à Melbourne Central. Le trajet dure 30 minutes. Vous y trouverez des vendeurs privés qui vendent leurs anciens vêtements à des prix plus que compétitifs (entre 2 et 10 dollars l&rsquo;article). De quoi faire de belles économies, ce qui n&rsquo;est pas de refus dans un pays où les vêtements sont très chers (les mêmes marques qu&rsquo;en France comme Zara, par exemple, se vendent deux fois plus cher qu&rsquo;en Europe).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Y aller</b></p>
<p style="text-align: justify;">La compagnie aérienne la moins chère est Air China (1000 euros pour un billet pris en avance), mais la qualité du voyage n&rsquo;est pas terrible : 23kg en bagages, pas de boissons et mauvais repas. La meilleure compagnie aérienne rapport qualité-prix est de loin Emirates : pour 1200 euros chacun a son écran de télévision, de l&rsquo;espace, ainsi que de la nourriture digne d&rsquo;un grand chef.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Estelle PAGES et Mélissa HATTABI</p>
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		<title>Prière pour les pauvres riches</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jan 2013 12:04:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[Irrévérence]]></category>
		<category><![CDATA[Langue de fourbe]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Depardieu]]></category>
		<category><![CDATA[passeport russe]]></category>
		<category><![CDATA[pauvre]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans notre cher pays que l’on nomme la France La valeur des plus gros n’a pas d’identité La piétaille du bas, en toute indépendance A pourtant acheté les produits proposés. Faisant fi de ce fait, chaque friqué s’indigne Je suis parti de rien! Faites donc comme moi Salariez vos prochains comme on presse la vigne [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_3123" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/Gerard-Depardieu-en-Mordavie_articlephoto.jpg"><img class="size-medium wp-image-3123" alt="Gérard Depardieu s'est vu remettre son passeport russe, en Mordovie, le 6 janvier dernier. Photo REUTERS/Yulia Chestnova. Source : http://www.parismatch.com/People-Match/Politique/Actu/Gerard-Depardieu-veritable-ambassadeur-russe-456167/" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2013/01/Gerard-Depardieu-en-Mordavie_articlephoto-300x175.jpg" width="300" height="175" /></a><p class="wp-caption-text">Gérard Depardieu s&rsquo;est vu remettre son passeport russe, en Mordovie, le 5 janvier dernier. Photo REUTERS/Yulia Chestnova. Source : http://www.parismatch.com/People-Match/Politique/Actu/Gerard-Depardieu-veritable-ambassadeur-russe-456167/</p></div>
<p><b>Dans notre cher pays que l’on nomme la France</b></p>
<p><b>La valeur des plus gros n’a pas d’identité</b></p>
<p><b>La piétaille du bas, en toute indépendance</b></p>
<p><b>A pourtant acheté les produits proposés. </b></p>
<p><b>Faisant fi de ce fait, chaque friqué s’indigne</b></p>
<p><b>Je suis parti de rien! Faites donc comme moi</b></p>
<p><b>Salariez vos prochains comme on presse la vigne</b></p>
<p><b>Au cercle des seigneurs, on vous adoubera. </b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>De ce triste parfum, on connaît la fragrance</b></p>
<p><b>Et la lutte des classes en est le résultat</b></p>
<p><b>Quelques frères humains que l’argent met en transe</b></p>
<p><b>Comme machines à sous, ne vivent que pour ça.</b></p>
<p><b>L’artiste cependant n’exploite que son art</b></p>
<p><b>Il devient une marque et parfois une mode</b></p>
<p><b>Comme un cheval gagnant on le veut au départ </b></p>
<p><b>Il parait détenir du bonheur, tous les codes</b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Mais le virus est fort quand la recette est bonne</b></p>
<p><b>Tel un Bacchus outré, privé de bacchanales</b></p>
<p><b>Le Gégé national n’accepte pas la donne</b></p>
<p><b>Drapé dans son orgueil, il remonte ses voiles</b></p>
<p><b>On me prend tous mes sous ! Cet état est voleur</b></p>
<p><b>Quand Sarko était là, j’avais un bouclier</b></p>
<p><b>Un homme de mon cru dont on sait la valeur</b></p>
<p><b>A droit à des égards, je rends mon tablier!</b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Pense t-il un instant le comédien rebelle</b></p>
<p><b>Au nombre de ses pairs dont le talent est grand</b></p>
<p><b>Ecrivant du métier les pages les plus belles</b></p>
<p><b>Avec en fin de mois le salaire du vent</b></p>
<p><b>Pense t-il un instant en refusant la dîme</b></p>
<p><b>Qu’il redonne en partie ce qu’on lui a versé</b></p>
<p><b>Est-il nu ? A la rue, comme ceux qui s’escriment</b></p>
<p><b>Sans arriver jamais, au salaire souhaité</b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>La honte me saisit, quand journaux et radios</b></p>
<p><b>Débattent en écho de ce triste gaulois</b></p>
<p><b>Il est parti ! Bye bye ! Salut faux Cyrano</b></p>
<p><b>Parlons des travailleurs qui cherchent un emploi</b></p>
<p><b>Ils aimeraient ceux là payer quelques impôts</b></p>
<p><b>Et pouvoir se chauffer, et manger à leur faim</b></p>
<p><b>Au loto de la vie ils ont eu comme lot</b></p>
<p><b>Celui de la misère a chaque lendemain.</b></p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Jacques SERRES </b></p>
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		<title>Scène d&#8217;automne</title>
		<link>http://journal-regards.com/2012/12/18/scene-dautomne/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2012 18:42:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
				<category><![CDATA[Acculturation]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Miller]]></category>
		<category><![CDATA[La Nuit des rois]]></category>
		<category><![CDATA[Mort d'un commis voyageur]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Croix-Rousse]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des Célestins]]></category>

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		<description><![CDATA[La programmation automnale lyonnaise, bien qu&#8217;éclectique, comportait quelques pépites. Retour sur le mois d&#8217;octobre avec deux pièces qui ont enchanté la rédaction. &#171;&#160;Mort d&#8217;un commis voyageur&#160;&#187; au Théâtre des Célestins – 4/5 Pièce d&#8217;Arthur Miller mise en scène par Claudia Stavisky (23/10/12) On ne retient que peu de choses du personnage d&#8217;Arthur Miller. Ses lunettes, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La programmation automnale lyonnaise, bien qu&rsquo;éclectique, comportait quelques pépites. Retour sur le mois d&rsquo;octobre avec deux pièces qui ont enchanté la rédaction.</strong></p>
<div id="attachment_3067" class="wp-caption aligncenter" style="width: 209px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Mort-dun-commis-voyageur-1-Christian-Ganet-.jpg"><img class="size-medium wp-image-3067" title="Mort d'un commis voyageur 1 - Christian Ganet" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Mort-dun-commis-voyageur-1-Christian-Ganet--199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">François Marthouert en Willy Loman aux Célestins. Crédits photo : Christian Ganet pour le théâtre des Célestins</p></div>
<h1>&laquo;&nbsp;<strong>Mort d&rsquo;un commis voyageur</strong>&nbsp;&raquo; au Théâtre des Célestins – 4/5</h1>
<p style="text-align: justify;">Pièce d&rsquo;Arthur Miller mise en scène par Claudia Stavisky (23/10/12)</p>
<p style="text-align: justify;">On ne retient que peu de choses du personnage d&rsquo;Arthur Miller. Ses lunettes, peut-être, ou sa célèbre ex-femme – Marilyn Monroe, excusez du peu. Pourtant, le dramaturge américain a produit des œuvres étonnantes, bien qu&rsquo;inégalement appréciées. <em>Mort d&rsquo;un commis voyageur</em> (<em>Death of a Salesman</em> en VO) est sa pièce maîtresse, écrite en 1949 et lauréate du Prix Pulitzer la même année. Elle revient sur la trajectoire d&rsquo;un commercial vieillissant, s&rsquo;attardant avec nostalgie sur ses anciens succès alors que l&rsquo;entreprise à laquelle il a sacrifié sa vie lui redonne sa liberté – sans retraite ni compensation financière aucune.</p>
<p style="text-align: justify;">Que le Théâtre des Célestins s&rsquo;attaque à un tel monument de la dramaturgie moderne semble aller de soi, mais l&rsquo;intérêt du parti pris réside dans les choix de la metteuse en scène. Claudia Stavisky dirige les Célestins depuis mars 2000 et compte un nombre impressionnant de pièces d&rsquo;exception à son nom, dont <em>La Cuisine</em> d&rsquo;Arnold Wesker, œuvre qui était au National Theatre de Londres l&rsquo;hiver dernier et qui nécessite la mise en place d&rsquo;une cuisine de restaurant intégralement équipée. Pareillement, <em>Mort d&rsquo;un commis voyageur</em> brille par sa mise en scène efficace, feutrée, restant discrète pour laisser pleine place à l&rsquo;humain – ce qui rejoint les directions scénographiques indiquées par Miller lui-même dans son ouvrage. En effet, Mme Stavisky suit à la lettre les didascalies et indications de l&rsquo;auteur, ce qui donne une impression de déjà-vu des plus émouvantes. Le résultat ? Une maison de famille aux murs fictifs, suggérés par une ossature de métal, des pièces qui s&rsquo;enchevêtrent au fil des remous de la mémoire de Willy Loman, le personnage central. La performance de l&rsquo;acteur François Marthouret est d&rsquo;ailleurs ce qui confère à la pièce toute sa puissance, venant à l&rsquo;encontre de certains seconds rôles plus fragiles. Commis voyageur éreinté par la vie, père et mari plongé dans l&rsquo;incompréhension, Willy Loman est le héros tragique de ce drame de la filiation, de la succession et de la réussite.</p>
<div id="attachment_3068" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Mort-dun-commis-voyageur-2-Christian-Ganet.jpg"><img class="size-medium wp-image-3068" title="Mort d'un commis voyageur 2, Christian Ganet" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Mort-dun-commis-voyageur-2-Christian-Ganet-300x136.jpg" alt="" width="300" height="136" /></a><p class="wp-caption-text">Mort d&rsquo;un commis voyageur. Crédits photo : Christian Ganet pour le théâtre des Célestins.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Bien que pertinente, qualifier cette <em>Mort d&rsquo;un commis voyageur</em> de critique du capitalisme paraît être une approche réductrice. L&rsquo;acharnement à la tâche face à l&rsquo;absence de rétribution, la machine entrepreunariale face au rêve de la réussite sont certes des thématiques abordées, mais l’œuvre brille avant tout par l&rsquo;émotion, présente dans les évocations de l&rsquo;amour filial et conjugal. C&rsquo;est là certainement la façon la plus efficace de remettre l&rsquo;homme au centre de cette course au profit, thème qui demeure cruellement moderne.</p>
<h1>&laquo;&nbsp;<strong>La Nuit des rois</strong>&nbsp;&raquo; au Théâtre de la Croix-Rousse – 4/5</h1>
<p style="text-align: justify;">Pièce de William Shakespeare mise en scène par Jean-Michel Rabeux (25/10/12)</p>
<p style="text-align: justify;">Une tempête, un naufrage, des travestissements et des quiproquos – voilà à quoi s&rsquo;attendre lorsque l&rsquo;on assiste à une représentation de <em>La Nuit des rois</em> de Shakespeare. En dépit de son statut de &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; parmi les œuvres théâtrales, c&rsquo;est certainement une des pièces les plus baroques de l&rsquo;auteur, dans laquelle tout se retrouve sens dessus-dessous, où la raison ne gouverne plus seule l&rsquo;esprit et le fou n&rsquo;est finalement pas celui que l&rsquo;on croit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le titre <em>La Nuit des rois</em> fait référence à la douzième nuit après Noël, au cours de laquelle, selon la tradition païenne, l&rsquo;on célébrait le retour de la lumière par une nuit de carnaval. C&rsquo;est en effet un sacré retournement que vit la cour du duc d&rsquo;Illyrie, Orsino, à qui un jeune page nommé Césario vient offrir ses services. Or, Césario est en réalité Viola, jeune aristocrate échouée sur l&rsquo;île à la suite d&rsquo;un naufrage, qui, désespérée d&rsquo;avoir perdu son frère jumeau, décide de se faire passer pour un homme afin de dissimuler son identité. Les choses se compliquent lorsque Orsino fait appel à Césario/Viola pour l&rsquo;aider à séduire Olivia, qui tombe immédiatement amoureuse du jeune page, et encore davantage lorsque le page en question se rend compte qu&rsquo;il est irrévocablement sous le charme de son maître. L&rsquo;arrivée impromptue de Sébastien, frère jumeau de Viola rescapé du naufrage, ajoute sa part de confusion. S&rsquo;ensuivent une série de quiproquos autour de laquelle s&rsquo;affaire un quatuor de comiques à l&rsquo;humour parfois gras mais souvent sublime, à l&rsquo;image du fou Feste dont les interventions sont traversées d&rsquo;une lucidité étonnante. Viola parvient enfin à révéler son identité et tombe dans les bras de son frère; un double mariage clôt la pièce.</p>
<div id="attachment_3069" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/La-nuit-des-rois-Ronan-Thenadey.jpg"><img class=" wp-image-3069 " title="La nuit des rois - Ronan Thenadey" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/La-nuit-des-rois-Ronan-Thenadey-300x157.jpg" alt="" width="300" height="157" /></a><p class="wp-caption-text">La nuit des rois. Crédits photo : Ronan Thenadey pour le Théâtre de la Croix-Rousse</p></div>
<p style="text-align: justify;">Jean-Michel Rabeux s&rsquo;était déjà essayé à Shakespeare avec <em>Le Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été</em> en 2007, autre pièce au cours de laquelle réalité perçue et réalité vécue s&rsquo;entremêlent. Pour <em>La Nuit des rois</em>, il réunit une troupe d&rsquo;acteurs hors-norme, créant une joyeuse pagaille où la cacophonie, même si elle n&rsquo;est parfois pas loin, ferait presque partie du jeu. La cour du duc d&rsquo;Illyrie est donc bruyante, bigarrée, ordurière, érotique – mais toujours très juste. Ce théâtre de la langue est sublimé par les &laquo;&nbsp;athlètes et clowns des mots&nbsp;&raquo;, selon les mots de Rabeux, qui conjuguent contrepèteries, chansons paillardes, badinage et déclarations d&rsquo;amour. Autre élément clé : la musique, présente dès l&rsquo;ouverture de la pièce dans la bouche d&rsquo;Orsino : <em>&laquo;&nbsp;Si la musique est l&rsquo;aliment de l&rsquo;amour, jouez donc ; donnez-m&rsquo;en jusqu&rsquo;à ce que ma passion surchargée en soit malade et expire.&nbsp;&raquo;</em> (Acte I scène 1) La reprise inattendue du <em>Toxic</em> de Britney Spears par une Olivia éplorée, ou encore le titre des Blues Brothers, <em>Everybody Needs Somebody</em>, joué et chanté par la troupe entière rythment les rebondissements de cette comédie carnavalesque, dans laquelle les personnages, comme l&rsquo;indique le sous-titre de la pièce, font <em>&laquo;&nbsp;ce que vous voudrez&nbsp;&raquo;</em> – pour notre plus grand plaisir.</p>
<p>Fleur Burlet</p>
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		<title>Chine-Japon : une bataille de géants pour une poignée de cailloux ? &#8211; SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Dec 2012 14:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l'extrême-orient, le soleil levant du 11 septembre 2012 a vu la Chine et le Japon se réveiller, dans une bataille séculaire, pour l'acquisition des îles Diaoyu/Senkaku.  Depuis quelques années maintenant, les tensions diplomatiques de la sorte s'exacerbent en Asie-Pacifique et tout pousse à croire que la région est en passe de devenir le centre de gravité de la géopolitique mondiale. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A l&rsquo;extrême-orient, le soleil levant du 11 septembre 2012 a vu la Chine et le Japon se réveiller, dans une bataille séculaire, pour l&rsquo;acquisition des îles Diaoyu/Senkaku.  Depuis quelques années maintenant, les tensions diplomatiques de la sorte s&rsquo;exacerbent en Asie-Pacifique et tout pousse à croire que la région est en passe de devenir le centre de gravité de la géopolitique mondiale.</strong></p>
<h1>Diaoyu/Senkaku : un conflit symbolique des tensions en mer de Chine méridionale</h1>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, vu d&rsquo;Europe, la Chine et le Japon se disputent un tas de cailloux. Ce tas de cailloux, « Diaoyu » pour les premiers et « Senkaku » pour les seconds, cristallise actuellement des <strong>tensions centenaires</strong> entre deuxième et troisième puissances économiques mondiales.</p>
<div id="attachment_3094" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/japon_chine_senkaku.png"><img class="size-medium wp-image-3094" title="japon_chine_senkaku" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/japon_chine_senkaku-300x300.png" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Les revendications territoriales &#8211; Crédits : Le Figaro</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le <strong>rachat par le gouvernement japonais</strong> des îles à son propriétaire privé le 11 septembre dernier a relancé un feuilleton qui s&rsquo;est emballé depuis 1969. C&rsquo;est alors <strong>l&rsquo;ONU qui avait mis le feu aux poudres</strong>. &laquo;&nbsp;Paradoxal&nbsp;&raquo; direz vous. Mais c&rsquo;est pourtant bien une mission d&rsquo;évaluation scientifique onusienne qui attesta d&rsquo;une possible présence d&rsquo;hydrocarbures dans le sous-sol de ces cinq îles inhabitées, d&rsquo;une superficie totale de 7km₂. En jeu donc, la délimitation des zones économiques exclusives et l&rsquo;exploitation des hydrocarbures qui pourraient s&rsquo;y trouver.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis des mois maintenant, la Chine ne cesse d&rsquo;envoyer des navires de patrouille aux alentours des îles pour appuyer ses revendications territoriales. Aucun incident militaire n&rsquo;a pour l&rsquo;instant été observé. Mais c&rsquo;est maintenant <strong>la population chinoise</strong>, chauffée à blanc par un régime communiste vexé par l&rsquo;initiative du petit voisin japonais, qui exprime son mécontentement dans les grandes villes du pays. Les entreprises japonaises installées en Chine, Toyota, Nissan, Honda et certaines chaînes de supermarché ont même dû interrompre brièvement leurs activités en Septembre, par peur de nouvelles manifestations hostiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, les <strong>incidents diplomatiques</strong> de la sorte se font de plus en plus fréquents. En Mars 2010 déjà, un incident sérieux avait opposé les deux pays autour de ces îlots. La marine japonaise avait alors arrêté puis relâché un chalutier chinois, accusé d&rsquo;avoir heurté un navire de garde-côtes japonais. Pékin avait ensuite décidé d&rsquo;un bref embargo sur l&rsquo;exportation des terres rares vers le Japon, un autre enjeu économique et une autre tension latente entre les deux géants asiatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En <strong>France</strong>, à l&rsquo;occasion de cette nouvelle flambée de nationalismes, <strong>les ambassadeurs des deux pays ont croisé le fer</strong> par presse interposée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une tribune publiée dans Le Monde, le 30 octobre dernier, Kong Quan, l&rsquo;ambassadeur chinois, a accusé le Japon d&rsquo;avoir « ravivé intentionnellement le feu en nationalisant l&rsquo;île » et exhorte le gouvernement nippon a « corriger au plus vite ses erreurs ».<br />
Son homologue japonnais, Ichiro Komatsu, lui a répondu que cette « nationalisation » était le « moyen le plus sûr et le plus réaliste pour garantir de manière stable et pacifique la conservation ainsi que la gestion de ces îles face aux provocations multiples de la Chine, telles que les incursions répétées dans les eaux territoriales japonaises par des navires chinois, parfois de manière violente ».</p>
<h1 style="text-align: justify;">Une bataille juridique complexe</h1>
<p style="text-align: justify;">En amont de ces postures politico-diplomatiques, quelques faits juridiques peuvent éclairer <strong>les origines du conflit</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est un fait. <strong>Les chinois ont été les premiers à découvrir l&rsquo;archipel en 1221</strong>. Mais ils ne l&rsquo;auraient ensuite que très peu utilisé, par le biais de quelques pêcheurs, même si les autorités le considéraient comme un territoire chinois.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux juristes, Ghislain Poissonier, magistrat et Pierre Osseland, avocat, nous éclairent sur ce que dit le droit international sur ces questions territoriales. Dans leur tribune publiée par Le Monde le 11 octobre dernier, ils affirment que « la jurisprudence internationale (Cour Internationale de Justice de La Haye) retient comme critère premier pour l&rsquo;acquisition d&rsquo;un territoire son occupation effective, attestée par des actes d&rsquo;administration ».</p>
<p style="text-align: justify;">Or, la Chine, absorbée par ses problèmes internes, aurait arrêté de s&rsquo;intéresser à l&rsquo;archipel à la fin du XIXe siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même temps, le <strong>Japon</strong> « a <strong>multiplié les actes de souveraineté</strong> sur l&rsquo;archipel : activités économiques et de pêche, passage de bâtiments de guerre, débarquement de militaires, envoi d&rsquo;équipes de scientifiques et de fonctionnaires, construction de phares et de stations météorologiques » d&rsquo;après les deux juristes. « Or, la jurisprudence internationale retient comme critère premier pour l&rsquo;acquisition d&rsquo;un territoire son occupation effective, attestée par des actes d&rsquo;administration » concluent-ils.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;après la révélation de 1969, au combien étrange, de l&rsquo;ONU sur la<strong> présence potentielle d&rsquo;hydrocarbures</strong>, que les autorités chinoises ont refait valoir leur légitimité historique et géologique sur les « Diaoyu ». Et c&rsquo;est bien cet <strong>intérêt</strong>, tout relatif, que porte en réalité les deux nations pour ces îlots qui laisse croire que cette affaire ressemble bien plus à une joute diplomatique entachée d&rsquo;un nationalisme exacerbé, qu&rsquo;à une simple revendication territoriale.</p>
<h1 style="text-align: justify;">L&rsquo;Asie-Pacifique : le nouveau centre de gravité de la géopolitique mondiale ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Pas plus rassurante, au contraire, cette hypothèse est celle, plus globale, d&rsquo;un « <strong>déplacement du centre de gravité mondial</strong> de l&rsquo;Atlantique au Pacifique » comme l&rsquo;affirme Bernard Guetta dans sa chronique du 16 octobre 2012 sur France Inter. Obama et <strong>les Etats-Unis</strong> l&rsquo;ont déjà confirmée en ciblant officiellement cette région comme <strong>priorité de leur politique étrangère</strong>, et ceci devant le Moyen-Orient. Un de leurs meilleurs centres de recherches, le Centre d&rsquo;études internationales et stratégiques (CSIS) a également publié une étude révélatrice de cette tendance.</p>
<p style="text-align: justify;">Les budgets militaires de la Chine, de l’Inde, du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan viennent de globalement doubler en une décennie pour atteindre un total de 224 milliards de dollars en 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fin de cette année, <strong>les dépenses militaires de l’Asie auront ainsi dépassé celle de l’Europe</strong> et la Chine à elle seule dispose désormais du deuxième budget mondial de défense, après les Etats-Unis qui continuent de très largement faire la course en tête. Le 25 septembre dernier, la livraison très médiatisée du « Laoning », premier porte-avions chinois, confirme encore cette bataille, pour l&rsquo;instant symbolique, qui fait rage dans la mer de Chine méridionale.</p>
<div id="attachment_3103" class="wp-caption alignleft" style="width: 283px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Capture-d’écran-2012-12-07-à-11.24.20.png"><img class="size-medium wp-image-3103" title="Capture d’écran 2012-12-07 à 11.24.20" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Capture-d’écran-2012-12-07-à-11.24.20-273x300.png" alt="" width="273" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le Japon dans son contexte géopolitique régional &#8211; Crédits : La Documentation Française</p></div>
<p style="text-align: justify;">Alors, on peut penser, comme Bernard Guetta que « cette crise finira par se canaliser ». La tension est d&rsquo;ailleurs partiellement retombée depuis novembre. En effet, le Japon et la Chine seraient « trop rivales pour s&rsquo;entendre mais trop dépendantes l&rsquo;une de l&rsquo;autre pour s&rsquo;affronter ». « Mais elle vient rappeler la profonde instabilité de ce continent dont l&rsquo;essor connaîtra beaucoup d&rsquo;obstacles » dixit le chroniqueur.  Les acteurs sont d&rsquo;ailleurs bien plus nombreux que ces deux seules puissances. Le Vietnam, la Malaisie, les Philippines, Taiwan, Corée du Sud et Corée du Nord mais aussi les Etats-Unis et l&rsquo;Australie ont chacun leurs revendications et leurs rôles à jouer.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l&rsquo;Europe au XXe siècle, l&rsquo;Asie est instable et cherche ses leaders. Reste à savoir si l&rsquo;Histoire se répétera ou si une solution de normalisation multilatérale endiguera cette flambée de nationalismes du « nouveau nouveau monde » (Bernard Guetta).</p>
<p>Antoine Guerre</p>
<p><strong>A lire aussi dans le cadre de la Semaine Internationale</strong> : <a title="La « ligne verte » : Chypre entre réconciliation et partition – SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE" href="http://journal-regards.com/2012/12/06/la-ligne-verte-chypre-entre-reconciliation-et-partition-special-semaine-internationale/">Le conflit chypriote</a> et <a href="http://journal-regards.com/2012/12/07/conflit-au-nord-kivu-petits-meurtres-entre-voisins/">la situation au Nord Kivu</a>.</p>
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		<title>Conflit au Nord Kivu : petits meurtres entre voisins &#8211; SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE</title>
		<link>http://journal-regards.com/2012/12/07/conflit-au-nord-kivu-petits-meurtres-entre-voisins/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Dec 2012 08:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sommes le mercredi 14 novembre, jour où l’Ouganda décide de fermer son poste-frontière commun avec la République démocratique du Congo (RDC). Et pour cause, les mutins du Mouvement du 23 mars (M23), qui le contrôlent depuis le mois de juillet, y prélèvent des taxes douanières afin de financer leur rébellion contre le pouvoir central. Dans la foulée, les rebelles du M23 reprennent les hostilités aux alentours de Kibumba, à 30 km au nord de Goma, la capitale administrative du Nord Kivu. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous sommes le mercredi 14 novembre, jour où l’Ouganda décide de fermer son poste-frontière commun avec la République démocratique du Congo (RDC). Et pour cause, les mutins du Mouvement du 23 mars (M23), qui le contrôlent depuis le mois de juillet, y prélèvent des taxes douanières afin de financer leur rébellion contre le pouvoir central. Dans la foulée, les rebelles du M23 reprennent les hostilités aux alentours de Kibumba, à 30 km au nord de Goma, la capitale administrative du Nord Kivu.</strong></p>
<h1 style="text-align: justify;" align="center"><strong>La fermeture d’un poste frontière met le feu aux poudres</strong></h1>
<div id="attachment_3087" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/carte_grandslacs.jpg"><img class="size-medium wp-image-3087" title="carte_grandslacs" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/carte_grandslacs-300x247.jpg" alt="" width="300" height="247" /></a><p class="wp-caption-text">Le Conflit en RDC &#8211; Crédits : La Documentation Française.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ces combats resurgissent après une trêve de près de trois mois observée dans la région et ce à peine 24 heures après la<strong> fermeture du poste frontière de Bunagana</strong>. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a indiqué que la décision des autorités ougandaises de fermer ce poste frontière n’était qu’une réponse favorable à la demande de Kinshasa. Avant de fermer cette frontière, <strong>le Président ougandais Yoweri Museveni</strong> avait en effet demandé aux autorités congolaises d’accepter d’être tenues pour responsables de toute dégradation de la situation humanitaire qui résulterait de cette mesure. Consensus de rigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la situation s’envenime sur le terrain.<strong> Les rebelles du M23</strong> lancent une offensive majeure contre l’armée régulière congolaise (les FARDC) le week-end qui suit. Partis de Kibumba, ils atteignent la localité de Munigi située à 10 km de la ville de Goma. Dans un communiqué publié dimanche 18 novembre dans la nuit, les rebelles du M23 exigent du gouvernement congolais la cessation des hostilités et l’ouverture de négociations dans les 24 heures. Ils demandent également la démilitarisation de la ville de Goma et de son aéroport &#8211; contrôlé par l’armée elle-même appuyée par la Mission de l’ONU (Monusco) -, ainsi que la réouverture du poste frontière de Bunagana. Cette avancée crée une panique dans la ville. Et pour cause, puisque le mardi 20 novembre, les rebelles du M23 occupent Goma. Les FARDC se retirent à Sake, à une vingtaine de kilomètres. Dans un message à la nation, le Président congolais Kabila lance un appel à la mobilisation générale. Le gouvernement provincial du Nord-Kivu s’installe à Beni, dans le Nord de la province, après une escale à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.</p>
<h1 style="text-align: justify;" align="center"></h1>
<h1 style="text-align: justify;" align="center"><strong>La mise en place d’une médiation régionale réussie</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Un sommet extraordinaire de la <strong>Conférence internationale sur les Grands lacs</strong> (CIRGL) s’ouvre alors le samedi 24 novembre à Kampala, en Ouganda. Les chefs d’Etat des Grands lacs exigent du M23 de stopper son extension territoriale, de se retirer à une vingtaine de kilomètre de Goma et de ne plus contester le gouvernement légitimement élu de la RDC. En parallèle, ils recommandent à <strong>Joseph Kabila</strong> « d’écouter, d’évaluer et d’apporter une réponse aux doléances légitimes du M23 ».</p>
<p style="text-align: justify;">Une double demande qui fonctionne puisque samedi 1er décembre au matin, le commandant des troupes du M23, le Général Sultani Makenga, signifie à ses troupes leur retrait jusqu’à 20 kilomètres au nord de la ville. Les différents postes stratégiques contrôlés par le M23 sont officiellement remis aux responsables du mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL, de la Police Nationale  Congolaise ou de la Monusco, selon le cas. Dimanche 2 décembre dans l’après-midi, le maire de Goma, Kubuya Ndoole, rentre de Beni. Sur les ondes de Radio Okapi, le maire de Goma appelle au calme et à la cohabitation pacifique entre les communautés. Le chef de la police nationale congolaise, le Général Bisengimana, revient également de Kinshasa, annonçant une visite du Ministre de l’Intérieur dès le lendemain. Un bataillon de militaires congolais devrait arriver à Goma prochainement pour sécuriser la ville conformément aux résolutions prises à Kampala par les chefs d’Etat des Grands lacs.</p>
<h1 style="text-align: justify;" align="center"><strong>Quand les sauveurs deviennent bourreaux</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Le groupe d’experts de l’ONU a adressé au Conseil de Sécurité son Rapport final sur la République démocratique du Congo, rendu public le mercredi 21 novembre dernier. L’implication du Rwanda et de l’Ouganda y est clairement affirmée. Le Gouvernement rwandais continue de violer l’embargo sur les armes. Il fournit directement une aide militaire aux rebelles du M23, facilite le recrutement de combattants pour le compte du Mouvement, incite et facilite la désertion de soldats des forces armées congolaises, fournit au M23 des armes, des munitions et des renseignements et le conseille sur le plan politique. De hauts responsables ougandais ont également prêté appui au M23 : renforts militaires en RDC, livraison d’armes, assistance technique, planification commune, conseils d’ordre politique et appui dans les relations extérieures. Les deux États ont également coopéré pour favoriser la création et l’expansion de la branche politique du M23. Le M23 et ses alliés comptent six personnes faisant l’objet de sanctions internationales, dont certaines résident en Ouganda ou au Rwanda, ou s’y rendent régulièrement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’armée régulière n’est pas exempte de reproches. D’après ce même groupe d’experts, les officiers supérieurs des FARDC profitent de l’état de guerre pour exercer une <strong>emprise sur les ressources naturelles et organiser une contrebande</strong>, s’impliquant notamment dans le cadre du trafic d’ivoire mené par des groupes armés. Le chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;Armée de terre, le Général Amisi, ancien rebelle, est directement accusé de contrôler un réseau de distribution de munitions de chasse à destination des braconniers et à des groupes armés, dont les Raia Mutomboki, alliés au M23. Il aurait également fourni 300 fusils d&rsquo;assaut AK-47 au groupe Nyatura, qui sévit également dans l&rsquo;est de la RDC. Le président Kabila a ordonné une enquête approfondie sur les responsabilités de son chef de l&rsquo;armée de terre, qui a été suspendu.</p>
<p style="text-align: justify;">La prise même de Goma fait désormais polémique. Un nouveau rapport du Groupe des Experts des Nations unies pour la RDC indique que James Kabarebe, ministre rwandais de la Défense, Charles Kayonga, chef d’Etat major de l’armée rwandaise et le général rwandais Emmanuel Ruvusha, ont planifié l’offensive du M23 qui a mené la rébellion jusqu’à Goma. Les experts onusiens, qui affirment avoir interrogé d’anciens officiers rwandais et des officiers militaires congolais, révèlent que lors des combats pour le contrôle de Kibumba, les rebelles ont été appuyés par l’artillerie tirée à partir du territoire rwandais. Le rapport révèle également que les rebelles ont été aidés dans leur avancée nocturne par des « équipements sophistiqués tels que lunettes de vision nocturne ». Un ancien commandant de l’armée rwandaise a confié aux experts qu’un tel équipement est généralement utilisé par les forces spéciales rwandaises. La veille de la chute de Goma, le 19 novembre, des combats à l’arme lourde auraient opposé des militaires rwandais et congolais à proximité de l’aéroport de la ville. Les experts de l’Onu auraient également assisté à une livraison des centaines de bottes de pluie aux rebelles à Bunagana, ville frontière entre la RDC et l’Ouganda, la veille de l’offensive du M23 sur Kibumba.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit au Nord Kivu : petits meurtres entre voisins ?</p>
<p style="text-align: justify;">Charline Darmaillacq</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A lire aussi sur l&rsquo;Afrique</strong> : <a title="Photo-reportage : UMUGUDU, une famille rwandaise – SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE" href="http://journal-regards.com/2012/12/03/photo-reportage-umugudu-une-famille-rwandaise/">Les conséquences du génocide rwandais</a>.</p>
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		<title>La « ligne verte » : Chypre entre réconciliation et partition &#8211; SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 13:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regards</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’île de Chypre concentre l’un des plus anciens conflits au monde, issu d’une décolonisation ratée après des années de colonisation ottomane puis britannique. Depuis 1974, l’île est divisée en deux parties : au Nord, une zone turque qui revendique l’existence d’un Etat qui s’appellerait « La République Turque de Chypre du Nord » (RTCN) et au Sud, la République de Chypre à majorité grecque. Une ligne de démarcation, la "ligne verte", de 180 km de long sépare les deux parties de l'île. Cette ligne est occupée par une force de paix des Nations unies (UNFICYP). Quel avenir pour cette ligne verte 50 ans après le début du conflit ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>L’île de Chypre concentre l’un des plus anciens conflits au monde, issu d’une décolonisation ratée après des années de colonisation ottomane puis britannique. Depuis 1974, l’île est divisée en deux parties : au Nord, une zone turque qui revendique l’existence d’un Etat qui s’appellerait « La République Turque de Chypre du Nord » (RTCN) et au Sud, la République de Chypre à majorité grecque. Une ligne de démarcation, la &laquo;&nbsp;ligne verte&nbsp;&raquo;, de 180 km de long sépare les deux parties de l&rsquo;île. Cette ligne est occupée par une force de paix des Nations unies (UNFICYP). Quel avenir pour cette ligne verte 50 ans après le début du conflit ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit chypriote est l’exemple même des dysfonctionnements du règlement pacifique. Il faut revenir au moment de l’indépendance pour comprendre les grandes questions qui divisent Chypre. Comment faire cohabiter grecs et turcs ?</p>
<h1 style="text-align: justify;">Un statut conventionnel</h1>
<p style="text-align: justify;">Le statut de Chypre est conventionnel. En 1959, un compromis entre la Grèce et la Turquie donne à l’île un statut particulier faisant de Chypre un Etat indépendant et reconnaissant les deux communautés, sous l’égide d’une <strong>constitution garantie par le Royaume-Uni, la Grèce et la Turquie</strong>. C’est un point important car toutes les parties prenantes sont d’anciennes puissances coloniales. Le consentement de ces parties se trouve dans les <strong>accords de Londres de 1959</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant les relations entre les deux populations, on a la structure de base de la République de Chypre qui prévoit qu’il n’y aura <strong>pas de majorité et de minorité mais deux communautés</strong>. Cette structure de base prévoit que ces deux communautés auront des quotas dans les administrations. Elles ont un droit de véto sur toutes les décisions à Chypre. Le système est mis en place dans un cadre occidental. Ce n’est pas un jeu à sommes nulles.</p>
<h1 style="text-align: justify;">1963 : le basculement dans le conflit</h1>
<p style="text-align: justify;">Dès 1963, les difficultés se présentent et perdurent encore aujourd’hui. <strong>Les Coups d’Etat se succèdent</strong> et encouragent l’intervention de la Turquie. A plusieurs reprises, un conflit entre la Grèce et la Turquie aurait pu éclater. En 1974, l’escalade des tensions et <strong>l’intervention de la Turquie au moyen de l’opération Attila</strong> vont mener à la séparation de l’île par la fameuse ligne verte où stationnent les forces de l’ONU. Deux administrations autonomes sont constituées de part et d’autre de la ligne.</p>
<div id="attachment_3008" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000017-chypre-vers-la-reunification/carte-de-chypre"><img class="size-medium wp-image-3008" title="europe-chypre_large_carte" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/europe-chypre_large_carte-300x193.jpg" alt="" width="300" height="193" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;île de Chypre depuis 1974 &#8211; Crédits : La Documentation Française</p></div>
<h1 style="text-align: justify;">La perspective européenne</h1>
<p style="text-align: justify;">En 1983, la <strong>RTCN</strong> est proclamée, mais n’est reconnue que par la Turquie. En 1990, la République de Chypre demande son adhésion à la <strong>Communauté Européenne</strong>. Ankara menace alors d’intégrer Chypre du Nord à la Turquie. Au final, il semblerait que la partition de Chypre soit l’ultime solution. Le but des Nations Unies est indéterminé. On parle de règlement juste et durable.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2004, Chypre adhère à l&rsquo;Union Européenne. En amont de cette adhésion, l’ONU rente de réunifier l’île sous l’égide du <strong>Plan Annan</strong> – du nom du Secrétaire Général des Nations Unies de l’époque – en vain. Le référendum sur le plan de réunification est rejeté massivement par les chypriotes grecs alors qu’il est validé par les chypriotes turcs en 2004. Le Commissaire Européen à l’élargissement Günther Verheugen estime avoir été « berné » par Chypre. Au 1<sup>er</sup> mai de cette même année, seul le Sud de l’île intègre l’Union Européenne <em>de facto</em>, en ce sens que le droit communautaire ne s’applique que sur cette partie de l’île.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 2008, les Chypriotes avancent à grands pas vers la paix</strong> en démolissant de chaque côté de la ligne verte une partie du mur qui sépare la Capitale, Nicosie, en deux. Les dirigeants progressistes des deux parties de l’île – Dimitris Christofias et Mehmet Ali Talat – entament des discussions en vue de la réunification. Celle-ci devient alors plus qu&rsquo;envisageable. Sauf qu&rsquo;en 2010, le nationaliste Devis Eroglu emporte le scrutin du côté turc. Si le travail diplomatique semble montrer des avancées, le résultat sur le terrain semble nettement différent.</p>
<div id="attachment_3007" class="wp-caption aligncenter" style="width: 183px"><a href="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Chypre-vers-la-reunification_medium_dossiers.jpg"><img class="size-full wp-image-3007" title="Chypre-vers-la-reunification_medium_dossiers" src="http://journal-regards.com/wp-content/uploads/2012/12/Chypre-vers-la-reunification_medium_dossiers.jpg" alt="" width="173" height="260" /></a><p class="wp-caption-text"><br />Ouverture officielle du passage de la rue Ledra à Nicosie entre les zones turque et grecque, en présence du Secrétaire général de l’ONU, février 2010.<br />Crédits : ONU</p></div>
<p style="text-align: justify;">Maxime Georges</p>
<p style="text-align: justify;">A lire aussi dans le cadre de la Semaine Internationale : <a title="Les Malouines : « deux chauves se battant pour… » – SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE" href="http://journal-regards.com/2012/12/05/les-malouines-deux-chauves-se-battant-pour-special-semaine-internationale/">La guerre des Malouines</a> et <a title="Climat et Sécurité : quel avenir pour les populations immergées ? – SPECIAL SEMAINE INTERNATIONALE" href="http://journal-regards.com/2012/12/04/climat-et-securite-quel-avenir-pour-les-populations-immergees-special-semaine-internationale/">les enjeux sécuritaires du changement climatique</a>.</p>
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